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 La Grèce antique (le 18/02/2007 à 20h10)
DEUXIÈME PARTIE HISTOIRE : LA GRÈCE ANTIQUE
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 Introduction (le 18/02/2007 à 20h13)

On appelle « Grèce antique » la période de l'histoire de la Grèce s'étendant pendant près d'un millénaire jusqu'à la bataille d'Actium. De nombreux historiens considèrent qu'elle est la culture fondatrice de la civilisation occidentale. La civilisation grecque eut en effet une influence considérable sur l'Empire romain, qui en exporta les éléments constitutifs dans de nombreuses parties de l'Europe. Par ailleurs, elle influença la langue, la science politique, l'éducation, la philosophie, la science et les arts, sa redécouverte fut à l'origine de la Renaissance en Europe occidentale et elle fut de nouveau à l'honneur dans les courants néoclassiques des XVIIIe et XIXe siècles en Europe et aux Amériques.

Le terme « Grèce antique » désigne le monde parlant grec ancien durant l'Antiquité. Il comprend non seulement la péninsule de la Grèce actuelle mais aussi les endroits de culture hellénique où les anciens Grecs s'établirent : Chypre, les îles de la mer Égée, la côte égéenne de l'Anatolie (appelée par la suite Ionie), la Grande Grèce (Sicile et sud de l'Italie), ainsi que les colonies grecques éparpillées sur les côtes de Colchide, d'Illyrie, de Thrace, d'Égypte, de Cyrénaïque, du sud de la Gaule, de l'est et du nord-est de la péninsule ibérique, de la Colchide (ou Ibérie du Caucase) et de la Tauride.

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 L'émergence du monde Grec (le 18/02/2007 à 20h14)

Après l'effondrement de la Civilisation mycénienne, le monde Grec se réorganise à partir du VIIIe siècle avant JC. Les textes mycéniens et leur alphabet même avaient été oubliés, mais les grecs prennent possession de l'alphabet phénicien pour forger un nouvel alphabet grec, les premières traces de récits en caractères grecs remontent à 800. Le monde grec était divisé en de multiples entités autonomes, suivant la géographie physique où chaque ile, vallée, est coupée de ses équivalents par le relief, les chaines de montagnes, qui rendent difficiles (mais possible) de passer de l'une à l'autre.

L'économie et les échanges progressent tout de même tandis que la population s'accroît parallèlement à la surface cultivée (selon Mogens Herman Hansen, la population grecque est multipliée par plus de dix de 800 à 350, passant de 700,000 à une population estimée entre 8 et 10 millions) [1]. À partir de 750, les grecs ont une phase d'expansion territoriale (face aux autres peuples démographiquement moins dynamiques) de 250 ans, établissant des colonies dans toute les directions. D'abord vers l'Est, dans les îles de la mer Égée et vers la côte anatolienne, puis vers Chypre et la côte Thrace, la mer de Marmara et la côte sud de la mer Noire. Finalement, la colonisation atteint jusqu'au Nord-Est de l'Ukraine actuelle. Vers l'Ouest, les côtes Albanaises, de Sicile et le Sud de l'Italie (« Grande Grèce ») sont colonisées, puis suivent les côtes du Sud-Ouest de la France (Marseille), la Corse, et même le Nord-Est de l'Espagne. D'autres colonies sont également fondées en Égypte et Lybie. Les villes actuelles de Syracuse, Naples, Marseille et Istanbul sont nées des colonies grecques nommées Syracusa, Neapolis, Massilia et Byzance.

Au VIe siècle, le monde grec, habité par des hommes de langue et culture grecque, est beaucoup plus vaste que la péninsule grecque ou que l'État grec actuel. Mais il est à souligner que l'ensemble de ces colonies ne sont pas politiquement reliées entre elles, ni nécessairement par leur cité-mère. Les colonies en garde cependant des propriétés religieuses, et un lien préférentiel entre cité-mère et colonie-fille. Des deux côtés, les Grecs s'organisent en cités autonome, et la cité (polis) devient l'unité fondamentale du monde grec.

Le monde grec antique, vers 550 avant Jésus-Christ
Le monde grec antique, vers 550 avant Jésus-Christ

Lors de ce VIe siècle, l'économie se développe davantage autant dans la pénincule grecque que dans les colonies lointaines, avec une augmentation du commerce (maritime) et de la production artisale. Ce développement économique s'accompagne également d'une notable amélioration des conditions de vie. Certaines études estimant que la surface des maisons grecques auraient, de 800 à 300, été multipliée par 5, indiquant une similaire augmentation des standards de vie.

Par son niveau de développement économique, la Grèce antique du IVe siècle est considéré comme l'économie d'échange et de production la plus avancée du monde. Selon certains historiens économiques, c'est également le cas en terme d'économie pré-industrielle et de techiques. Cela s'illustre par exemple par le salaire journalier moyen d'un travailleur, qui équivaut alors à 13 kg de grains, plus de 4 fois le salaire journalier d'un égyptien (~3kg de grains).

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 Conflits sociaux et politiques (le 18/02/2007 à 20h17)
L'Ère monarchique

Les cités grecques étaient originellement des monarchies, gouvernées donc, selon la Coutume par un monarque, le roi souvent assisté par le Conseil des Anciens. Quoique pour beaucoup d'entre elles, très petites, le terme de "roi" (basileus) semble quelque peu disproportionné. En fait, les cités sont de petits États indépendants (les Cités – États : 750 environ), abritant quelques centaines ou quelques milliers d’habitants, les citoyens qui forment le dêmos (le « peuple » en grec). Elles sont composées très simplement d'une ville, plus ou moins fortifiée, et de sa campagne environnante.

L'Ère aristocratique et tyrannique

Dans ce pays toujours à court de terres cultivables, le pouvoir appartient de fait à une petite poignée de propriétaires terriens, qui forment une classe guerrière aristocratique (ou oligarchique) se lançant fréquemment dans de petites guerres inter - cités, faisant et défaisant rapidement les monarchies en place.

Mais vers cette époque l'ascension d'une classe marchande (qu'illustre l'introduction de la monnaie vers 680) engendre une nouvelle sorte de conflits entre les grandes cités. Passé 650, l'aristocratie doit combattre pour n'être pas renversée et remplacée par des leaders populistes appelés tyrans. À remarquer que ce terme de (tyran- tyrranoï), n'a pas nécessairement le sens moderne de dictateur despotique mais désignait le plus souvent, simplement le chef (ou le maire) de la Cité.

Au VIe siècle plusieurs cités émergeantes dominent le monde grec : Athènes, Sparte, Corinthe et Thèbes. Chacune d'elles a amenée les campagnes et les petites villes avoisinantes sous son contrôle. Alors qu'Athènes et Corinthe deviennent de grandes puissances marchandes autant que maritimes ; Athènes et Sparte entament une rivalité qui dominera l'Histoire grecque durant des générations.

A Sparte, l'aristocratie foncière maintient son pouvoir que la Constitution de Lycurgue (vers 650) ne fera que renforcer en donnant à Sparte un régime militaire permanent sous forme d'une monarchie bicéphale. Sparte domine les autres cités du Péloponnèse, avec les seules exceptions d'Argos (la plus vieille des cités grecques) et de l'Achaie.

L'éveil de la démocratie

À Athènes, au contraire, la monarchie fut abolie en 683, et Solon par ses réformes y établit un système modéré de gouvernement, considéré comme l'ancêtre de la démocratie. Ces systèmes de gouvernement (aristocratique puis (pré)démocratique) furent suivis par la tyrannie de Pisistrate (qui s'était allié à Sparte) puis celle de ses fils, qui donnèrent cependant à la cité une grande puissance navale et commerciale. Lorsque les Pisistratides furent renversés, Clisthène (en grec Κλεισθένης / Kleisthénês, vers 570/507 av. J.-C) établit la première véritable démocratie en (500 av. J.-C), avec un pouvoir tenu par une assemblée de citoyens masculins. Comme garant de cette démocratie, il établit les premiers votes (assez simplistes à l'aide de pierres noires pour dire non et de pierres blanches pour dire oui). Mais l'on doit encore se souvenir que seule une minorité d'habitants masculins étaient citoyens, à l'exclusion des esclaves, des femmes, des bourgeois des métèques (étrangers) et des non autochtones (les non-Athéniens)

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 Domination d’Athènes (le 18/02/2007 à 20h18)

Les guerres médiques entraînent un siècle de domination athénienne sur les affaires grecques. Athènes devient le maître incontesté des mers, ainsi que la puissance commerciale dominante, bien que Corinthe reste une rivale sérieuse. L'homme d'État le plus important de l'époque est Périclès, qui utilise le tribut des membres de la ligue de Délos pour construire le Parthénon et les autres grands monuments de l’Athènes classique. Au milieu du Ve siècle, la ligue de Délos devient de fait un empire athénien, avec le transfert du trésor de Délos au Parthénon en 454.

La richesse d'Athènes attire les talents de toute la Grèce, et donne naissance à une riche classe oisive. Avec l'État athénien, elle favorise les sciences et les arts, notamment l'architecture. Athènes devient le centre grec de la littérature, de la philosophie et des arts. Parmi les grands noms de l'histoire culturelle et intellectuelle occidentale qui vécurent à Athènes à cette époque on trouve : les tragiques Éschyle, Euripide et Sophocle, le poète comique Aristophane, les philosophes Aristote, Platon, et Socrate, les historiens Hérodote, Thucydide et Xénophon, le poète Simonide et le sculpteur Phidias. La cité devient, selon le mot de Périclès, « l'école de la Grèce. »

Les autres cités grecques acceptent d'abord la domination athénienne au nom de la poursuite de la guerre contre les Perses, mais après la chute du conservateur Cimon en 461, Athènes devient de plus en plus ouvertement une puissance impérialiste. Après la victoire grecque à la bataille de l'Eurymédon en 466, les Perses cessent d'être une menace, et certaines cités, comme Naxos, tentent sans succès de faire sécession de la ligue de Délos. Les nouveaux leaders athéniens, Périclès et Éphialtès, laissent les relations entre Athènes et Sparte se dégrader, et en 458 la guerre éclate. Après plusieurs années d'une guerre indécise, un traité de paix est signé pour trente ans entre la ligue de Délos et ligue du Péloponnèse (Sparte et ses alliés). Cela coïncide avec le dernier affrontement entre Grecs et Perses, une bataille navale au large de Salamine, suivie de la paix de Callias en 450.

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